Poings et pieds


IMPORTANT: « Tchong » est celui qui subit, « Hong » est celui qui agit.

Etude des techniques de percussion avec les membres supérieurs

Au même titre que l’étude de parades, l’étude des techniques de percussions des membres supérieurs, c’est à dire, des coups de poings, coups de coude, percussions mains ouvertes, etc., est dépendante du profil des élèves.

Alors que le débutant, selon le principe traditionnel aura à acquérir le chemin moteur des Momtong baro jileugui et la symétrie du couple force dans un 1er temps, les élèves de niveau avancé pourront par le terme d’étude soit augmenter leur panel technique par l’approche des techniques de percussion mains ouvertes, ou des coups de coude, soit expertiser les principes d’actions qui les caractérisent : Le travail de hanches, la recherche de stabilité, etc.

Si les percussions avec les membres inférieurs caractérisent la nature même du taekwondo, l’étude des percussions peut et devrait même se concevoir à travers le travail des applications (surtout pour les débutants). En ce sens, le travail en application une fois de plus est un excellent support de mise en évidence du sens que l’on donne aux techniques.

Sur le plan des représentations, percuter se conçoit très bien à travers la notion de contre défensif – La percussion devient la résultante des actions de défense: c’est le principe des poomsés.

Exemple:

Approche didactique avec des ados de niveau avancé.

Acquérir une logique d’enseignement (et non de pratiquant) afin de proposer une programmation de cours le plus en rapport avec les caractéristiques des élèves, c’est être capable de se poser un certain nombre de question en soi et non pour soi. Si la méthode traditionnelle en taekwondo permet de définir un cadre d’intervention à travers les outils qu’elle propose, la prise en compte du public en est sa limite. Il ne faut pas perdre de vue que la seule chose qui différencie un enseignement traditionnel entre un public de débutants et un public constitué d’élèves de niveau avancé est le type de technique ou d’ensemble de techniques que l’enseignant propose et non les outils (les séries de mouvements répétés, le Poomsé, les assauts conventionnels) – Quel que soit le niveau, ces outils restent les mêmes.

Proposer un exercice à ses élèves, c’est donc se poser un certain nombre de question : La nature même de ce questionnement va orienter les contenus du cours (les exercices) ou d’un ensemble de cours (programme).

  1. Existe-t-il des principes d’actions identiques à un même groupe de techniques de percussions? Réponse : Oui; le travail de hanches, la stabilité, l’équilibre, etc… Ainsi, une technique peut devenir un prétexte à l’enseignement des principes d’actions contenus dans d’autres techniques à venir sur le plan de l’apprentissage.
  2. Existe-t-il une hiérarchie d’enseignement des techniques? En d’autres termes, pour reprendre notre exemple : Qu’est ce que des élèves de niveau avancé ne savent théoriquement pas encore sur le plan de la connaissance des techniques de percussion des membres supérieur (voir postulat sur le niveau avancé)? Dans ce cas, ce sont les aspects purement posturaux des techniques qui sont visés. L’enseignant admet en conséquence, que l’enseignement de la quantité agit sur la qualité de toutes les techniques déjà enseignées.
  3. En réduisant une fois de plus la question, on peut se demander aussi : Quelles techniques de percussion ne sont pas contenues dans les Poomsés de base ? Le fait de ne s’intéresser qu’à l’acquisition de nouvelles techniques n’interrogera pas forcément l’approfondissement des principes d’action. Le choix vous appartient. Pour ma part, j’ai opté pour l’étude des principes d’actions surtout avec des débutants.

Si le terme d’étude n’admet pas obligatoirement celui de perfectionnement, il n’en reste pas moins que l’objectif de ce thème a pour vocation dans un 1er temps, de vous permettre d’opérer une classification des techniques selon leur niveau de difficultés et dans un 2ème temps de répertorier les principes d’actions sous jacents à différents groupes de techniques.

 

Etude des techniques de percussion avec les membres inférieurs

Remarque : Tout au long des quelques 30 thèmes que je développerais dans cette rubrique, vous serez amenés à constater à quel point je m’appuis sur les pédagogies du sens avant de fixer un quelconque apprentissage. Ne l’oublions pas, la technique la plus efficace est celle que l’élève s’approprie avec ses propres capacités physiques et intellectuelles. A ce sujet, les SÉRIES DE MOUVEMENTS RÉPÉTÉS par exemple ne doit pas être à mon sens le seul et premier outil d’apprentissage technique. Je sais à quel point son emploi est simple et reposant pour l’enseignant mais à quoi bon préparer un DIF ou un BE si c’est d’une part pour faire la même chose ou d’autre part reproduire des modèles ancestraux d’enseignement (surtout avec des enfants).

Les techniques de percussions avec les membres inférieurs englobent à priori toutes les techniques de coups de pied et de coups de genoux.
Réflexion : La problématique du terme « Etude » réside dans l’idée que nous n’allons pas seulement chercher à fixer ou approfondir des apprentissages. L’initiation et l’information sur les aspects techniques ou tactiques sont aussi des éléments d’études – En somme, tout dépend de ce que le pratiquant sait déjà.

Proposer des exercices en taekwondo ou des contenus d’enseignement pour reprendre un terme plus savant, ce n’est pas forcément insister comme en SÉRIES DE MOUVEMENTS RÉPÉTÉS, sur la mémorisation ou l’automatisation des divers paramètres qui composent une technique. Une étude est un moment d’enseignement qui peut et doit s’appuyer sur la mise en évidence de l’utilité d’une technique —-> travail des applications. J’irais plus loin en disant que la notion d’étude devrait d’abord s’appuyer sur la confrontation du pratiquant au combat avant de fixer un quelconque critère de réalisation technique.

  • La technique trouve sont origine dans le combat et pas l’inverse. Pour cela, il suffit d’étudier la façon dont les fondateurs des arts martiaux
    ont pour la plupart mis en évidence ou fait « coller » au genre humain, leurs différentes interprétations et observations du monde animal, par exemple.

Mon objectif pourrait être : « le titre du thème lui même ». Certes! car tous les thèmes sont aussi des objectifs en soi. Cependant, nous n’avons pas la prétention de transformer en 1 cours des débutants au rang d’expert mais seulement de les initier, de les informer, de leur faire vivre l’expérienced’un panel de coups de pied par exemple en rapport à des situations de combat. Le développement du thème entrant alors dans le cadre d’un programme d’enseignement. Au même titre, nous n’avons pas plus la prétention de transformer un expert par la mise en évidence du « DECLIC » qui pourrait être le point de départ d’une remise en cause totale des acquis – Plus la somme des apprentissages est importante (expert) plus il sera difficile de modifier la structure même de ces acquis – La notion d’étude dans ce cas joue le rôle de renforcement des acquis.

  • Il est plus difficile de corriger un expert qu’un débutant – Nous sommes dans le champ systémique des apprentissages –
    L’introduction d’une correction aura des effets plus important sur une faible quantité d’acquis.

Exemple :

Public : Débutants – Adultes (entre 30 et 50 ans – 50% de femmes / je postule). Sachant que les adultes opposent en majorité à la
réalisation des coups de pieds, les limites de leur souplesse, commençons simple et pourquoi pas avec la self comme support (cela colle à mon public).

 

Perfectionnement des techniques de pieds

Pour l’analyse du terme « perfectionnement » voir : « le perfectionnement des techniques de poings ».

On entend par techniques de pieds toutes les techniques de percussion et de défense effectués avec LE pied.

Qu’est-ce qui peut être de l’ordre du perfectionnement dans l’enseignement des coups de pied ? Quelques éléments de réflexion :

  • La mise en évidence du rapport que les coups de pieds entretiennent avec la notion d’efficacité.
  • L’équilibre est l’un des principes d’action prégnant dans l’exécution des coups de pieds – la position à partir de laquelle ils sont effectués et la hauteur de la cible est autant de facteurs limitants.
  • La vitesse d’exécution et la souplesse : La mise en route de la chaîne musculaire de la jambe limitée par la capacité de souplesse du pratiquant caractérise le champ d’intervention technico-tactique du combattant – Capacité à atteindre dans le temps une cible de niveau eulgoul par exemple.
  • La problématique de l’équilibration, c’est à dire la gestion de l’ensemble des phases d’équilibres et de déséquilibres permet d’augmenter le panel technique et tactique – Par exemple : capacité à réaliser des coups de pieds sautés d’une part + retournés d’autre part, etc…
  • Le rapport tactique en terme d’opportunité qui lie les coups de pieds à la distance des cibles : Le principe d’anticipation n’a pas la même valeur lorsque l’on parle de coups de pieds et de coups de poings : les temps de réalisation ne sont pas les mêmes, l’anticipation compense.
  • La stratégie du combattant en compétition au regard du score : gestion des points en fonction du règlement de compétition et du score en cours.
  • Le délai d’attaque par exemple est une chose mais celui de retour en garde en est une autre.
  • Par le renforcement de la capacité à utiliser les coups de pieds tant sur le plan de la qualité de réalisation que la quantité de production (panel), l’enseignant influence directement les pouvoirs de la défense contre les coups de pieds. En somme, si je me situe dans un enseignement basé sur la logique et le sens de chaque technique, par l’apprentissage du Are Maki par exemple j’agis aussi sur les pouvoirs du ap tchagui, entre autre. Le renforcement des pouvoirs de l’attaque des coups de pied sera d’autant plus important que la défense sera efficace.

Cette liste n’est pas exhaustive bien sur.